Pour sa deuxième édition, la cérémonie de voeux du nouveau conseiller général et président de l'association Coeur de Poissy, a connu un énorme succès. Plus de 250 personnes avaient fait le déplacement sur les hauts de Poissy pour un appel au rassemblement pour Poissy. Sur scène, le conseil d'administration et les élus présents ont su apprécier ce moment de convivialité.

Dans les vœux que j’ai formés pour 2012, j’ai envoyé ce message : « Soyons heureux, c’est bon pour la santé ! ». J’ai emprunté cette formule à l’un de nos illustres écrivains, du siècle des lumières, qui, en 1771, écrivait plus précisément : « J’ai décidé d’être heureux, parce que c’est bon pour la santé ! ». François-Marie Arouet est plus connu sous le nom de Voltaire.
Une très belle santé, c’est d’abord et principalement ce que je souhaite à chacune et à chacun d’entre vous, à vos familles et vos proches pour cette année 2012.
La maladie et la souffrance nous rappellent trop tardivement, quand elles arrivent et qu’elles s’installent, combien le reste est finalement futile et dérisoire.
Une très belle santé donc et beaucoup d’amour pour embrasser 2012 .
N’avez-vous pas remarqué, Mesdames, Messieurs, tous les matins, on nous réveille avec de mauvaises nouvelles, plus mauvaises les uns que les autres : le monde est devenu triste, les journées sont longues, les impôts augmentent (surtout à Poissy), nous sommes inquiets pour nos enfants, les notes sont dégradées un jour, même si elles sont corrigées le surlendemain. Bref, les Français sont tellement mal et le font tellement savoir qu’ils sont considérés comme les bipèdes les plus pessimistes au monde. Comble de l’histoire, même les implants mammaires sont de mauvaises qualités. Ca va faire pscchhit ! N’en jetez plus, la coupe est pleine !
Eh bien, non, ce soir, nous voulons vous expliquer pourquoi nous continuons de voir le verre à moitié plein quand d’autres ne cessent de le trouver totalement vide. Nous avons décidé de faire face sans nous défausser. Et de porter l’espoir. L’espoir d’y croire. D’y croire toujours, d’y croire encore. Dans l’action, la conviction et la détermination.
Bienvenue à toutes à et à tous pour ce moment de convivialité.
Quelques mots sur 2011 qui restera à titre personnel une année originelle dont vous avez été les témoins : l’élection au poste de conseiller général des Yvelines en mars dans le canton de Poissy-Sud où nous nous trouvons ce soir.
Tout a commencé en janvier 2011 lors de notre cérémonie de vœux qui était synonyme également pour nous de lancement de campagne officielle. Et je note, -peut-être parce que je ne crois pas au hasard, mais au destin-, que c’était il y a un an jour pour jour. Fabienne Deveze, ma brillante équipière, avait accepté de nous ouvrir ses portes dans la somptueuse salle des fêtes de sa mairie de Morainvilliers.
Alain Schmitz, le président du conseil général, David Douillet, pas encore secrétaire d’Etat, pas encore ministre, toujours député à l’époque, Joël Régnault, le très pragmatique maire de Plaisir son suppléant, Pierre Cardo, l’Abbé Pierre des banlieues, mon parrain de mémoire de Sciences Politiques, Arnaud Richard le député de la communauté des deux rives mais également tous les maires du canton : Louise de Goncourt, Davron, Adriano Ballarin, Crespières, au soutien indéfectible, Daniel Gorbaty, Les Alluets le Roi, Yannick Tasset, Orgeval et je ne veux pas oublier les élus d’opposition de la ville de Poissy qui m’avaient honoré de leur présence.
Ce soir-là, j’ai martelé ce en quoi je crois profondément et qui régit –plus que tout – une ligne de conduite, dans mon cheminement, fût-il professionnel, associatif, militant, ou encore citoyen : l’engagement de terrain. Le terrain c’est la vie, le terrain ce sont nos racines, le terrain, c’est notre fierté.
Sur le terrain, au contact des gens, au contact de la nature, on ne triche pas. On ne peut pas tricher. La vérité sort du terrain. Loin des miradors et des abris de bureaux où plus rien ne rentre, pas même la lumière. La vérité du terrain remonte à la surface comme une évidence. Comme un sérum de vérité.
C’est bien là une autre manière de faire de la politique. On nous dit qu’elle est moderne. Elle est en fait juste évidente. La politique du bon sens.
Parce que sur le terrain, les habitants, vous parlent en tête à tête, vous engueulent, et sont contents de vous engueuler en face plutôt qu’au travers d’une lettre restée sans réponse, ou d’un rendez-vous promis et souvent resté promesse.
Le miroir du terrain ne déforme jamais. Il est propice à l’échange. On se nourrit de l’échange quand on ne le refuse pas. On grandit dans l’échange quand on ne le fuit pas.
Du terrain, il est ressorti deux défis majeurs :
1- Faire connaitre les prérogatives du conseil général, souvent méconnues par les habitants –pour ne pas dire plus- et leur donner une application concrète et directe pour améliorer leur quotidien.
2- rapprocher le conseiller général des habitants, une des conditions sine-qua-non pour que les électeurs aient envie de retourner aux urnes.
Résultat :
Là où d’autres s’étaient perdus dans des circonvolutions technico-tactiques sur l’intercommunalité ou la fiscalité, dans le flingage systématique, agressif et sans lendemain, dans l’idéologie politique et stérile pour alimenter le moteur de leur campagne, nous avons donné vie au bon sens.
Vos enfants vont à la crèche, c’est du domaine du conseil général
Ils deviennent élèves et vont au collège, c’est du domaine du conseil général
Les routes que vous empruntez majoritairement au quotidien sont du domaine du conseil général
Quand vous rendez visite à vos proches dans une résidence pour personnes âgées, c’est du domaine du conseil général.
Je pourrais compléter cette liste. Vous le voyez comme moi, des choses simples. Mais des choses qui parlent.
Le plus compliqué avais-je dit à mon équipe, serait de faire simple. Dire aux gens ce que nous pourrions faire avec eux et pour eux au conseil général. Leur dire aussi ce que nous étions incapables de promettre.
Les simplistes passent pour des utopistes. Nous sommes fiers d’avoir démontré que simplistes rimaient toujours avec pragmatiques.
Le message est bien passé si j’en juge par les résultats : 63% des électeurs nous ont fait confiance.
Et parce qu’il faut être transparent dans les actions menées, voici ce que le département a octroyé comme subventions dans ce canton de Poissy-Sud depuis mon élection.
Davron : 134 .421 euros
Crespières : 264.719 euros
Les Alluets le Roi : 199.260 euros
Bures-Morainvilliers : 191.317 euros
Orgeval : 749.806 euros dont 585.000 euros pour la signature d’un contrat pour le développement de l’offre résidentiel, un fameux CDOR correspondant à 117 logements.
Les Hauts de Poissy: 805.769 euros dont plus de 85% en direction des trois collèges dont je suis administrateur : Grands Champs, Le Corbusier et Notre Dame.
Au total, près de 2 millions 400.000 euros pour notre canton de Poissy-Sud
Sont notamment concernés, les aides aux associations, les droits de mutation, les plans triennaux, mais également l’acquisition des tableaux numériques, les matériels de bibliothèque, l’unité sportive médicale à l’hôpital de Poissy.
Mais au-delà des chiffres, il y a le service de proximité auquel je tiens tant.
Les élus du canton, sans exception, ont désormais tous les éléments pour la création d’une ligne de transport intercommunale à la demande : cet outil qui permettra aux étudiants ou à nos aînés à se déplacer en pleine journée vers les gares routières, les cinémas, les centres commerciaux, etc…
Le dossier du parc-relais à Orgeval avance.
Les études pour une nouvelle dynamique du centre commerciale Art de Vivre comme on l’appelle sont diligentées.
A Crespières et aux Alluets, Adriano et Daniel savent combien nous suivons le dossier du haut débit de près pour permettre aux habitants de bénéficier comme ils le devraient des technologies modernes.
Plus modestement, mais dans le même esprit, j’ai demandé et obtenu de la part du département la possibilité de faire don aux associations qui le souhaitaient d’ordinateurs que le Conseil Général recycle. 6 associations en ont déjà bénéficié : deux ordinateurs ont été offerts pour les enfants de l’école de Davron ; le collectif des habitants de la coudraie à Poissy, à St Exupéry, dans quelques jours à la Croix Rouge. Et ce soir, je veux profiter de ce moment de convivialité pour offrir un dispositif complet à l’association de loisirs, sportive et culturelle le LASCAR basé aux Alluets le Roi.
Je l’avais promis à sa présidente Véronique HOUILLER. Elle est là, et je vous demande de l’applaudir.
Autre engagement pris dès le début de la campagne : la création d’une permanence pour accueillir les habitants.
Avant et pendant une élection, c’est presqu’une obligation d’avoir une permanence. Mais après, ça n’est qu’une volonté ! C’était la mienne. Je m’étais engagé à verser l’intégralité de mon indemnité de conseiller général quand je serais élu. J’ai été élu. Mes 2200 euros d’indemnité sont versés intégralement dans ce local basé en centre-ville à Poissy et ouvert six jours sur sept, tous les matins.
Voilà une réponse concrète de rapprocher le conseiller général des habitants. C’est peut-être là une clé pour redonner confiance aux électeurs envers leurs élus. C’est aussi une approche de bon sens que l’histoire a malheureusement gommée car on ne prend plus assez le temps de l’écoute. Cela ne coûte rien de prêter l’oreille, et pourtant cela n’a pas de prix !
Le Général de Gaulle ne disait rien d’autre en 1953 : « Pour pouvoir aboutir à des solutions valables, il faut tenir compte de la réalité. La politique n’est rien d’autre que l’art des réalités ». Où naît la réalité ? Sur le terrain, pas dans les palabres.
Je vous ai parlé de l’élection au poste de conseiller général. Elle est le fruit d’une formidable aventure collective humaine. Elle est le fruit d’une équipe au service d’un objectif. L’association Cœur de Poissy en est le moteur depuis 2008. Je veux lui rendre hommage, parler de nos actions et surtout vous parler de notre avenir commun autour d’un Rassemblement pour Poissy.
Rendre hommage à cette association c’est tout simplement dire ce qu’elle est et comment elle est née.
Cœur de Poissy est un calque de notre société, un miroir de la ville de Poissy : des patrons, des ouvriers, des chômeurs, des blacks, des blancs des beurs, Des jeunes, des moins jeunes et une posture où le vivre ensemble n’est pas un faux nez. Il conditionne nos actions et nos alertes.
Cœur de Poissy est née d’un constat scientifique tout simple : on ne fait pas cohabiter une carpe et un lapin. La nature fait beaucoup certes, mais il ne faut pas lui demander l’impossible.
Des élections municipales est sorti du chapeau un gouvernement local ingouvernable sans cap défini et encore moins respecté : Du rose, du rouge, du vert, de l’orange, du rouge vif. Une vraie samaritaine de couleurs. Sans couleurs dominantes. Et pourtant des gens de valeurs, il y a en a dans ce coloriage. Mais moins de quatre ans après, il n’en demeure qu’une , couleur, omniprésente et latente, catastrophique pour les pisciacais : le noir. Noir, c’est noir, il n’y a déjà plus d’espoir.
Le ps a viré le modem qui l'a pourtant fait gagner, l’a fait gagner car le modem voulait faire perdre l’ump. Les verts avaient rejoint le modem car le ps n’en voulait pas. Les verts ont viré le modem car son attitude ne lui convenait pas. Ne cherchez pas à comprendre, il n’y a rien à comprendre depuis le départ.
Et pourtant, comme nous, les pisciacais aimeraient avoir bien des réponses à leurs multiples questions :
- comment peut-on augmenter les impôts locaux de 15% -du jamais vu en 25 ans- et prétexter un contexte systématique de crise ? La ville de Plaisir ne doit pas avoir la même définition de la crise. 0% depuis 10 ans.
- comment peut-on dilapider en moins de trois ans un excédent budgétaire de 9 millions d’euros laissés par ses prédécesseurs sans voir sortir de terre le moindre projet ?
- comment ne pas être consterné par la mise en fin d’activité en deux ans de 155 agents au bout du rouleau dû à une ambiance délétère et l’embauche dans le même temps de 277 nouveaux arrivants. Avec plus de 1082 fonctionnaires et contractuels, nous pourrions nous attendre à avoir une ville un peu plus propre, et un peu plus sure !
- Comment accepter la diminution de 54,7% de la part du budget consacré à l’action économique et au développement au moment où notre ville devrait bien au contraire peser de tout son poids au moment où se dessinent les visages de nos futurs territoires.
Poissy était un poids lourd, Poissy est devenu un poids mort.
Depuis bientôt quatre ans, avec l’association Cœur de Poissy, nous sommes en croisade. A l’écoute des Pisciacais, tout simplement. Sous forme de veille et d’alerte. Porteur d’espoirs. Dans une action citoyenne et militante qui s’impose désormais au plus grand nombre. La foi en bandoulière.
Nos initiatives n’ont pas manqué en 2011 : pétitions pour réclamer la vidéo-protection, actions sur le quartier de Beauregard en faveur des résidents totalement délaissés par la municipalité, opération au cœur des jouets avec 1000 jouets distribués pour les enfants pisciacais, édition d’un document pour dénoncer l’augmentation éhontée des impôts et l’argent gaspillé. Rédaction quasi-quotidienne d’articles sur notre site « coeurdepoissy.com » fruit des informations recueillies sur le terrain au quotidien et remontées par les pisciacais. Nous ne lâchons rien. Nous ne laisserons rien passer. Et nous condamnerons systématiquement les disfonctionnements inacceptables dont sont victimes les pisciacais. Les derniers en date.
- suppression de la cérémonie de vœux aux personnalités et à la population pour des raisons économiques, encore et toujours : micro climat à Carrières, aux Mureaux et à Conflans qui ont maintenu cette cérémonie. Maxi-crise à Poissy.
- Annulation de la cérémonie des mérites sportifs initialement prévue le 20 janvier. Supprimée la semaine dernière sans préavis. Poissy compte 10.000 sportifs. Ils apprécieront.
- Suppression sans aucune raison des Olympiades que les professeurs et enseignants préparent depuis plus de deux mois. 1800 enfants étaient concernés.
Voilà ça fait 4 ans que ça dure ! Ca fait 4 ans que nous sommes dans l’action. Encore deux ans à tenir. C’est demain. Et nous sommes résolument optimistes. Nous n’en sommes plus à nous demander comment nous faisons pour nous organiser. Nous sommes au travail et nous planchons pour façonner le Poissy de demain.
A ce titre, je voudrais rendre hommage à notre député Joël Régnault et notre ministre David Douillet. Car c’est en équipe que tout se passe. Depuis son élection en 2009, David a su mettre en place une organisation de circonscription qui dépasse de très loin les clivages politiques. A chacune de nos demandes, David puis Joël ont répondu présent. Dans l’instant. Avec une redoutable efficacité. Dernier exemple en date, l’obtention d’une subvention de l’Etat pour un terrain synthétique que nous réclamons sur les hauts de Poissy depuis trois ans. Le maire a d’abord fait la sourde oreille, mais deux ans après notre première demande en 2009, il a enfin préparé le dossier. Le conseil général et le CNDS ont naturellement abondé. Les jeunes de Poissy auront leur terrain synthétique. Voilà les fruits d’un travail en équipe.
Nous avons la même démarche avec le projet de centre d’entraînement du Paris Saint-Germain qui pourrait voir le jour à deux pas d’ici. Ce centre est une occasion unique pour la ville de Poissy. C’est le maire qui candidatera et nous ferons tout avec lui pour mettre les chances de notre côté. Sans aucun d’état d’âme. Non pas parce que c’est l’intérêt de Pierre, Paul ou Jacques. C’est l’intérêt de Poissy tout simplement.
C’est cette voie que nous devons emprunter pour 2014. Il n’y en a pas d’autres. Dans un Rassemblement pour Poissy. Un Rassemblement le plus large possible. Mais attention, nous ne reproduirons pas les mêmes erreurs que cette majorité plurielle hybride et contre-productive. Ce ne sera pas un Rassemblement fourre-tout qui conduit à une nébuleuse qui produit des résultats catastrophiques que l’on vit actuellement. Il n’y aura pas de carpes, il n’y aura pas de lapins. Il y a aura des bâtisseurs , humanistes, pour Poissy.
Pour que Poissy – cette ville où je suis né, celle ville où j’ai grandi, cette ville où je vis, celle ville que j’aime- retrouve ce qu’elle n’aurait jamais cessé d’être, alors, avec David, avec Jean-François avec tous ceux qui comme nous pensent que le plus beau reste à venir, nous avons le devoir de proposer aux Pisciacais Un Rassemblement pour Poissy avec des règles claires, un objectif clair et un cap à respecter fort d’une équipe où transpire le bien vivre ensemble.
J’ai commencé par Voltaire, je vais terminer par Voltaire. Il esquissait la figure de l’intellectuel engagé au service de la vérité, de la justice et de la liberté de penser. Ca nous va bien. Et n’oubliez pas,…
« Soyez heureux, c’est bon pour la santé, bonne année ! »
Karl OLIVE
Conseiller Général de Poissy Sud
Président de Coeur de Poissy